Agenda WYL / Février 2020

C'est le retour de l'Agenda WYL ! Après un début d'année mouvementée nous voilà de retour avec un cocktail d'activités culturelles. Le mois de février est un peu spécial, c'est le Black History Month : commémoration annuelle de l'histoire de la diaspora africaine. À l'origine surtout célébrer aux États-Unis et au Canada, cet évènement touche maintenant toute l'Europe et permet de mettre à l'honneur les grandes figures de la diaspora africaine ayant marquées l'histoire, ainsi que la place occupée par cette diaspora dans la construction de la société contemporaine. Nous mettons donc à l'honneur deux expositions sur ce thème.



Rebecca Arthur, Remaining the Black Identity

Où ? Fondation des États-Unis, Cité internationale universitaire de Paris, 15 boulevard Jourdan, 75014 Paris

Quand ? Jusqu'au 27 février


Actuellement en résidence à la Fondation des États-Unis, Rebecca Arthur a obtenu la bourse Fulbright-Harriet Hale Woolley. En tant que Photographe noire américaine, Rebecca Arthur questionne cette identité. Sa résidence en France a progressivement fait évoluer sa perception d'elle-même, hors de son pays, d'Afro-américaine à Américaine. Cette évolution reflète un élan de patriotisme mais aussi un effacement d'une partie de son identité qu'elle a toujours clamé en étant aux États-Unis. Elle a donc décidé de faire dialoguer la construction de son identité, à travers des autoportraits, avec celles d'autres identités diasporiques racontant notamment l'histoire des Noirs en France.



Embracing, a Black History Month Exhibition

Où ? The American University of Paris, 6 rue du Colonel Combes, 75007 Paris

Quand ? Jusqu'au 1er mars


Cette exposition questionne ce qu'est commémorer l'histoire de la diaspora africaine pour un pays comme la France, le pays avec la plus grande diaspora africaine en Europe. Il s'agit d'embrasser cette identité plurielle que les artistes exposés illustrent, expriment et assument en rendant hommage à ceux qui ne sont pas étudiés, qui ne sont pas entendus, qui sont oubliés mais aussi à travers leur représentation d'eux-mêmes au sein de la société. Embracing est une célébration de la culture noire dans la société française

Artistes : Beya Gille Gacha, Kouka Ntadi, Helene Jayet, Fred Ebami, Murielle Kabile, Dimitri Fagbohoun.

Commissaire d'exposition : Jacqueline Ngo Mpii


Vue de l'exposition © Andreas Langfeld

Calais. Témoigner de la "Jungle"

Où ? Centre Pompidou, Paris

Quand ? Jusqu'au 24 février


L'exposition aborde la représentation d'une question d'actualité brûlante : l'exil et la migration. À travers trois approches différentes d'un même espace, en l’occurrence la "Jungle de Calais", camp de migrants démantelé en octobre 2016, l'exposition interroge notre rapport à l'image et son rôle social.

Bruno Serralongue est un artiste contemporain. À partir de 2005 et jusqu'au démantèlement du bidonville, il a capté les différents moments de vie des exilés. Ses images empruntent à la tradition du tableau d'histoire et proposent une alternative aux clichés médiatiques. Elles sont mises en regards avec les images prises par les photographes de l'Agence France-Presse. L'image médiatique s'intéresse plus aux évènements qu'à la vie : elle doit informer et se faire remarquer dans un environnement saturé d'images. La vie quotidienne, elle, est évoquée à travers la parole des habitants, proposant une toute autre lecture des évènements et illustrant l'importance d'un outil existentiel : le téléphone portable.

Commissaire de l'exposition : Florian Ebner


Catherine Olivier, Suite Béninoise, pyrogravure sur tissu

AWA, African Women Artists

Où ? Galerie Art-Z, 27 rue Keller, 75011 Paris

Quand ? Jusqu'au 29 février


Acronyme de African Women Artists, le prénom Awa est aussi l'équivalent d'Eve en Afrique et il signifie "source de vie". Tout un programme pour cette très belle exposition autour des femmes artistes d'Afrique. Ces artistes donnent une voix aux femmes et mettent à l'honneur la place des femmes dans leur pays et dans le monde. Présentant des identités hybrides, l'exposition illustre la grande diversité de production des artistes et questionne ce qu'est être une femme artiste aujourd'hui sur le continent africain.

Artistes : Olga Yaméogo, Alice Eyidi, Catherine Olivier, Yveline Tropéa, l'Association des femmes photographes du Zimbabwe : Lucy Broderick, Annie Mpalume, Davina Jogi, Angela Jimu, Kresiah Mukwazhi.


Cárdenas et Mon ombre après minuit, 1963 - © Pierre Golendorf

Cárdenas, Mon ombre après minuit

Où ? Maison de l'Amérique Latine, 217 Boulevard Saint-Germain, 75007 Paris

Quand ? Jusqu'au 25 avril


Agustín Cárdenas (1927 - 2001) est un artiste cubain internationalement reconnu pour son œuvre sculpté, mais son travail graphique est beaucoup moins célèbre. La Maison de l'Amérique Latine décide de mettre à l'honneur les dessins et peintures de l'artiste, reflets de sa pensée et du mouvement de sa main. On y retrouve les thèmes de prédilection de Cárdenas : la femme, le couple, la famille et plus spécifiquement la mère et l'enfant, l'amour et la nature. Ses œuvres graphiques, témoins d'un imaginaire sensuel et flamboyant, donnent à voir une vision poétique du monde où quel que soit le support, c'est toujours la forme qui l'emporte.

Commissaire de l'exposition : Elena Malagodi, assistée d'Atawal Cárdenas







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